dessin

à coup de traits zigzagants

« À coups de traits zigzagants, à coups de fuites transversales, à coups de sillages en éclairs, à coups de je ne sais quoi, toujours se reprenant, je vois se prononcer, se dérober, s’affirmer, s’assurer, s’abandonner, se reprendre, se raffermir, à coups de ponctuations, de répétitions, de secousses hésitantes, par lents dévoiements, par fissurations, par indiscernables glissements, je vois se former, se déformer, se redéformer, un édifice tressautant, un édifice en instance, en perpétuelle métamorphose et transubstantiation, allant tantôt vers la forme d’une gigantesque larve, tantôt paraissant le premier projet d’un tapir immense et presque orogénique, ou le pagne encore frémissant d’un danseur noir effondré…»

Henri Michaux, œuvres complètes II. Ed Gallimard.

Il s’agit de dessins au feutre à micro pigment, pour la plupart calibrés à 0,05. C’est l’attrait d’un territoire vierge, sans repères, sans attentes particulières qui m’a amené à improviser, ex nihilo, les premiers dessins. Ces dessins non-figuratifs appellent autant à se perdre dans la profusion des détails, qu’à imaginer toutes sortes de formes en devenir.

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